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Appli CPF : « L’entrée en formation est fortement accélérée » (Olivier Haquet, Adomlingua)

Paris - Publié le jeudi 5 décembre 2019 à 17 h 31 - n° 169255 « L’application nous a permis de gagner de nouveaux clients, mais, pour beaucoup, ce sont des personnes déjà en contact avec nous qui se sont inscrites à des modules via l’application », déclare à News Tank Olivier HaquetOlivier Haquet, dirigeant fondateur d’AdomlinguaADomLingua, le 05/12/2019.

« Nous observons, sur les premiers dossiers, une plus forte demande sur le distanciel. Peut-être parce que les formations à distance sont, par défaut, géolocalisées à 0 km de l’utilisateur dans l’application et apparaissent donc en premier sur ce critère de recherche. »

« L’application facilite grandement les échanges. Avec l’application, il n’y a plus besoin de conventions de formation, plus besoin d'échanges d’accords papier. L’entrée en formation est donc fortement accélérée. Il fallait des semaines, voire des mois, pour avoir un accord de financement. Désormais, les utilisateurs peuvent obtenir un accord quasi instantanément. Chez nous, des dossiers sont validés et acceptés dans la journée. (…) Cette évolution se retrouvera dans les processus internes des OFOForganisme de formation. Nous sommes rentrés dans une approche de réactivité, d’exigence et de service client encore plus poussés. » 

« La Caisse des Dépôts a effectué un gros travail qu’il faut saluer pour lancer l’application en temps et en heure. Pour l’instant, la Caisse a logiquement privilégié le lancement de l’application utilisateur, mais elle prévoit des améliorations sur EdofEDOFEspace des Organismes de Formation (portail destiné aux organismes de formation) développé par la Caisse des dépôts pour le lancement de l'Appli CPF. »

« Il serait intéressant d’intensifier encore les discussions entre OF et Caisse des Dépôts pour mieux gérer les dossiers. Le travail commence vraiment maintenant sur ce plan. La Caisse des Dépôts a entrepris une démarche de co-construction avec les organismes de formation et les représentants des fédérations professionnelles, dont la FFP. Les échanges s’intensifieront dans les mois à venir pour fluidifier la relation entre les OF et Edof. »

À propos de l'évaluation à venir des OF via l’appli : « la question est de savoir comment les futurs stagiaires s’empareront et utiliseront les indicateurs mis à la disposition par l’appli : il devrait y en avoir cinq. L’enjeu sera également de voir comment les OF répondront aux exigences des apprenants », indique Olivier Haquet.
Olivier Haquet - © StudioPlaire
Olivier Haquet - © StudioPlaire

Olivier Haquet répond à News Tank

Combien avez-vous vendu de formations sur l’application « Mon compte formation » ?

Pour beaucoup, ce sont des personnes déjà en contact avec nous qui se sont inscrites à des modules via l'applicationNous sommes sur une cinquantaine de formations validées depuis le lancement de l’application CPF avec un gros pic au lancement les 21 et 22/11/2019. Ce pic a correspondu à une forte attente de certains salariés qui étaient dans les starting-blocks. D’autres confrères m’ont confirmé cette observation : de nombreux salariés étaient déjà en contact avec les OF en amont du lancement de l’application. L’application nous a permis de gagner de nouveaux clients, mais, pour beaucoup, ce sont des personnes déjà en contact avec nous qui se sont inscrites à des modules via l’application.

Comment s’effectue la transaction ?

Sur l’application CPF, l’utilisateur sélectionne, via les filtres de recherche, la formation qui l’intéresse. À ce stade, on constate que l’offre est importante en volume et très hétérogène. Il faut donc faire un vrai travail de sélection pour trouver la formation qui corresponde à sa situation personnelle entre e-learning, distanciel ou présentiel.

Une fois la formation trouvée, vous pouvez vous inscrire en un clic. À partir de là, les OF reçoivent une notification pour aller dans l’outil de gestion back-office de l’application qui s’appelle EdofEDOFEspace des Organismes de Formation (portail destiné aux organismes de formation) développé par la Caisse des dépôts pour le lancement de l'Appli CPF et valider la formation en complétant quelques éléments.

Par la suite, la proposition repart sur l’espace personnel du titulaire : charge au titulaire de l’accepter. Ce n’est qu’une fois la validation effectuée par ce dernier que la formation peut être lancée. On observe d’ailleurs une légère incompréhension des utilisateurs qui parfois oublient de valider la proposition de l’OF tout en pensant que la formation est engagée. Ce processus doit être mieux explicité auprès des utilisateurs de l’application.

L’application CPF facilite-t-elle vos échanges avec les stagiaires ?

Des utilisateurs oublient parfois de valider la proposition de l'OF tout en pensant que la formation est engagéeL’application facilite grandement les échanges. Avec l’application, il n’y a plus besoin de conventions de formation, plus besoin d'échanges d’accords papier. L’entrée en formation est donc fortement accélérée.

L’inscription se caractérise par une dématérialisation des échanges entre OF et stagiaires : il fallait des semaines, voire des mois, pour avoir un accord de financement. Désormais, les utilisateurs peuvent obtenir un accord quasi instantanément. Chez nous, des dossiers sont validés et acceptés dans la journée et, une fois que la formation démarre, il n’y a plus d'échanges de courriers nécessaires pour entrer en formation. La prise de décision et le démarrage effectif de la formation sont grandement facilités.

Quelles sont les conséquences de cette évolution pour ADomLingua ?

Il fallait des semaines, voire des mois, pour avoir un accord de financement. Désormais, les utilisateurs peuvent obtenir un accord quasi instantanémentCette évolution se retrouvera dans les processus internes des OF. Nous sommes rentrés dans une approche de réactivité, d’exigence et de service client encore plus poussés.

Cela demande une capacité de réaction forte, mais notre expérience du marché des particuliers nous y a habitués. C’est une approche à développer pour les organismes qui étaient plus centrés sur le B to B.

L’application fonctionne-t-elle de façon optimale ?

La Caisse des Dépôts a effectué un gros travail, qu’il faut saluer, pour lancer l’application en temps et en heure. Depuis le lancement, certaines retouches techniques ont été effectuées et permettent une plus grande fluidité dans le fonctionnement de l’application côté OF. Il serait intéressant d’intensifier les discussions entre OF et Caisse des Dépôts pour mieux gérer les dossiers. D’autant plus qu’une très grande réactivité est attendue de la part des OF qui ont 48 heures pour répondre à une demande de formation.

Les premiers chiffres du lancement sont impressionnants : 1.000 validations de formations et 100.000 téléchargements le premier jour.

Trouvez-vous ce délai de 48 heures trop court ?

Je ne le trouve pas trop court. En revanche, la façon de retrouver les dossiers de formation dans Edof peut certainement être améliorée.

Le travail commence vraiment maintenant sur ce plan. La Caisse des DépôtsGroupe Caisse des Dépôts a entrepris une démarche de co-construction avec les organismes de formation et les représentants des fédérations professionnelles, dont la FFP à laquelle nous sommes adhérents. Les échanges s’intensifieront dans les mois à venir pour fluidifier la relation entre les OFOForganisme de formation et Edof.

Pouvez-vous détailler ce qu’est Edof, l’outil de gestion des dossiers de formation à disposition des OF ?

Ce sont les coulisses de la plateforme de marché qui met en relation 25 millions d’utilisateurs d’un côté, et 90.000 OF potentiels de l’autre. Cette mise en relation se traduit par une vue « Mon compte formation » côté titulaires, et une vue « Edof » côté OF.

Pour l’instant, la CDC a logiquement privilégié le lancement de l’application utilisateur mais prévoit des améliorations sur Edof. C’est sur ce sujet que nous aurons un gros travail d'échanges avec la CDC pour encore plus fluidifier l’échange de données, et pour que les différents délais de réponses demandés soient respectés dans les meilleures conditions. Cela demande à mon avis d’interfacer les systèmes d’information, c’est-à-dire de développer des passerelles entre nos outils de gestion et Edof.

Proposez-vous la totalité de votre catalogue de formations via l’application ?

Le but de la ministre du Travail est que l’application donne une vision exhaustive des offres de formation sur le territoire. Quand on offre des formations à la carte, il n’est pas toujours facile de rentrer dans la bonne structure du moteur de recherche. L’offre potentielle est importante et il faut la faire rentrer dans un canevas restreint et limité.

Nous avons donc décidé de proposer dans l’application nos formations les plus demandées.

Nous formons à une dizaine de langues avec des modules en présentiel et en distanciel. Nous observons sur les premiers dossiers une plus forte demande sur le distanciel. Peut-être parce que les formations à distance sont, par défaut, géolocalisées à 0 km de l’utilisateur dans l’application et apparaissent donc en premier sur ce critère de recherche.

Comment appréhendez-vous le futur système de notations ?

Les évaluations des formations sont pour l’instant collectées par la CDC et apparaîtront par la suite sur l’application. Elles ne pas encore publiées car il faut attendre un nombre significatif d'évaluations pour que ces dernières soient pertinentes.

L'évaluation, nous concernant, est intrinsèque à notre activité depuis le départ, car nous avons toujours été orientés sur un marché B to C. Bien sûr, nous collectons d’ores et déjà les évaluations de nos clients qui peuvent aisément aussi faire remonter leurs questions au cours d’une formation. Nous sommes donc préparés et motivés pour satisfaire au mieux nos clients. Dans le même temps, ces clients sont aussi des élèves qui viennent chez nous pour apprendre. Avec l’application, c’est une démarche de service client qui se développe. La question qui se posera donc est de voir comment ces deux exigences client/élève se rejoignent.

Il s’agit en premier lieu d’être à l'écoute des apprenants, surtout pour des formations à la carte ; d’un client à l’autre, on observe que les critères de jugement et les sensibilités varient beaucoup. La question est de savoir comment les futurs stagiaires s’empareront et utiliseront les indicateurs mis à la disposition par l’appli : il devrait y en avoir cinq. Et aussi comment les OF répondront aux exigences des apprenants : cela sera passionnant !

Olivier Haquet
Fiche n° 31482, créée le 22/06/18 à 17:33 - MàJ le 05/12/19 à 17:30

Olivier Haquet



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Fiche n° 9409, créée le 05/12/19 à 03:10 - MàJ le 05/12/19 à 16:10

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