Début

Rôles, missions, fonctionnement des entreprises privées et publiques : regards d’experts (Oasys)

Paris - Publié le mercredi 6 novembre 2019 à  9 h 16 - n° 163436 Retrouvez en exclusivité les regards d’experts sur le premier volet du Grand Débat Oasys News Tank consacré aux rôles, missions, fonctionnement des entreprises privées & publiques.

Conçue comme une contribution aux sujets sociétaux soulevés par « Le Grand débat », l’enquête explore quatre thèmes : 
- Rôles, missions et fonctionnement des entreprises privées et publiques ;
- Solidarité et cohésion sociale ;
- Travail, dialogue et engagement;
- Création de valeur et partage des richesses.

Selon l’enquête, les missions prioritaires d’une entreprise sont : 
- Les services et produits pour les clients (26 %) ;
- L’emploi (20 %) ; 
- L’employabilité des salariés (15 %).
© D.R.
© D.R.

Regards d’experts

Les spécialistes du management et du dialogue social

Pierre Ferracci (Groupe Alpha)
Pierre Ferracci - © PFC Pour Pierre FerracciPierre Ferracci, « l’enquête démontre un besoin général de se responsabiliser et de discuter d'équité et d'égalité ». Le fondateur du Groupe AlphaGroupe Alpha sent « un malaise face aux différences entre les régimes des salariés du secteur public et du secteur privé ». « Les répondants souhaitent  les rapprocher mais ils ne savent pas dans quel sens et l’on peut supposer qu’ils ne sont pas toujours bien renseignés sur les conditions de travail des salariés du secteur public - notamment le niveau de salaire », précise-t-il. 

Pierre Ferracci n’est pas étonné par le consensus sur l’intervention des pouvoirs publics dans l’activité économique : « Les Français attendent beaucoup de l’État en général, même s’ils ne se privent pas de critiquer l’administration. Ils voient bien que la Chine et les USA sont nationalistes et protectionnistes et qu’ils menacent l’Europe par leur agressivité commerciale. Ils veulent un État puissant capable de les protéger. D’autant plus qu’il y a un doute sur la capacité de l’Europe à assurer ce rôle. » Une analyse qui n’empêche pas le président de Groupe Alpha de défendre la nécessité d’une réflexion sur les tâches régaliennes. « Il faudrait préciser en particulier la nécessaire allocation des ressources. On peut vouloir maintenir des services publics de proximité, mais alors il faut prévoir un impôt pour les financer. Cela induit une réflexion sur le sens de l’impôt : qui paie quels impôts ? L'équité fiscale est d’ailleurs une exigence portée par les gilets jaunes. »

David Destoc (Oasys Mobilisation)
David Destoc - © D.R. De son côté, David DestocDavid Destoc réagit plutôt aux réponses sur la mission prioritaire et la mesure de la performance des entreprises : « D’expérience, les salariés n’ont pas une vision claire de la mission prioritaire ou raison d'être de leur entreprise. Ils mettent plutôt en avant ses orientations stratégiques et les chantiers en cours. Or, c’est le partage de la raison d'être qui crée l’implication des salariés. »

Le directeur d'OasysOasYs Consultants Mobilisation remarque également qu’entre créer de l’emploi (20 %), développer l’employabilité des collaborateurs (15 %) et favoriser le bien-être des salariés (13 %), 48 % des répondants mettent en avant une mission prioritaire orientée vers le capital humain.

« Je partage ce point de vue. Comme M. Vineet Nayar, un chef d’entreprise indien qui est aussi expert du management, je crois en la règle du Employees first, Custumers second. Ce qui peut se traduire par : s’occuper du bien-être et de la satisfaction des salariés permet de satisfaire au mieux les clients. Et j’ajouterais que cela permet aussi d’innover et de proposer de nouveaux services ou produits. »

Les sociologues

Jean-Dominique Simonpoli (Dialogues)
Jean-Dominique Simonpoli - © D.R. Pour Jean-Dominique SimonpoliJean-Dominique Simonpoli, les réponses aux questions sur la mesure de la performance ou encore sur l'évolution des régimes des salariés du public et du privé sont représentatives d’un certain consensus en matière de gestion d’une organisation. « Elles font implicitement apparaître l’idée que le secteur public doit imiter le secteur privé. Pour autant, les réponses à la première question sur les missions prioritaires d’une entreprise montrent que le point de vue du gestionnaire n’est pas le seul envisageable. Entre créer des emplois, assumer une mission d’intérêt général, favoriser le bien-être des salariés et développer leur employabilité, une majorité des répondants penche pour une définition de l’entreprise à mission. Les études sociologiques montrent que les salariés sont à la recherche de sens dans leur travail. Ils souhaitent que l’objet de leur entreprise ne se résume pas uniquement à « faire de l’argent ». Nous ne sommes pas si loin de ce que réclamaient les gilets jaunes…

Le directeur de DialoguesDialogues relève également la forte proportion des répondants qui réclame une action de l'État pour protéger l’emploi (36 %) ou affermir ses intérêts stratégiques (42 %). « Il y a là certainement une spécificité française. »

Vincent de Gaulejac (Professeur Paris Diderot)
Vincent de Gaulejac - © D.R. Les questions posées ne rendent pas compte des fractures de la société d’aujourd’hui, estime Vincent de GaulejacVincent de Gaulejac. Mais « elles expriment bien le souhait de revenir à l’entreprise du XXe siècle, lorsque le partage de la valeur ajoutée était réalisé de façon égalitaire entre le capital et le travail, c’est-à-dire entre les salariés et les propriétaires des moyens de production. » « Il y a une différence fondamentale entre les PME/PMI indépendantes et les grands groupes internationaux dans notre économie mondialisée, poursuit-il. Les multinationales sont « déterritorialisées ». Elles s'émancipent des lois qui, elles, sont territorialisées. Or le sondage ne fait aucune différence entre ces deux mondes, alors que leurs préoccupations sont très différentes. Une autre différence tient au décalage entre le travail prescrit et le travail réel. Ce décalage est patent dans les grandes entreprises, alors qu’il n’existe pas dans les petites.  Je renvoie sur ce point au livre de Marie-Anne Dujarier sur « Le management désincarné » (2016, éditions La découverte NDLR).

Les réponses sur les clauses environnementales ou sociales des appels d’offres publics et sur l’intervention de l'État dans l'économie me font penser à ce que je présente dans « Le capitalisme paradoxant », remarque Vincent de Gaulejac. Nous sommes pris dans des contradictions permanentes entre d’une part des exigences écologiques ou sociales, et d’autre part, les exigences économiques de croissance et de lutte contre le chômage. Pour un salarié isolé, il est impossible de choisir au quotidien. Je pense que les participants au sondage ont répondu à des questions binaires qui ne permettent pas d’exprimer leur ambivalence. Le “en même temps” présidentiel escamote les contradictions fondamentales dans lesquelles nous vivons. On peut avoir conscience des problématiques environnementales et être obligé de répondre aux exigences de rentabilité, de productivité et d’efficience financière, ajoute Vincent de Gaulejac. C’est la raison pour laquelle un nombre croissant de salariés ont le sentiment d’escamoter leurs valeurs personnelles au travail. Ils ont envie de bien faire mais en sont empêchés car il faut aller vite et au moindre coût. Les entreprises exigent l’excellence. « Mais l’excellence c’est être hors du commun. Demander à tous d’atteindre l’excellence, c’est se mettre hors du commun, explique l’universitaire. Dans ces conditions, que devient le monde commun ? C’est la raison pour laquelle l’excellence produit de l’exclusion. Par ailleurs, elle oblige à tricher avec les résultats pour atteindre les objectifs financiers fixés par la direction générale : on voit se multiplier l’optimisation fiscale, le maquillage des comptes, les cas de dopage du personnel qui veut tenir la cadence, etc. »

Les juristes

Paul-Henri Antonmatei (Professeur, université de Montpellier)
Paul-Henri Antonmattei - © D.R. S’il se réjouit de constater que pour 26 % des sondés la première mission d’une entreprise est d’offrir de nouveaux services ou produits, Paul-Henri AntonmatteiPaul-Henri Antonmattei s'étonne de l’importance accordée à la création, au maintien de l’emploi (20 %) ou aux missions d’intérêt général (13 %). De même, il apprécie de voir la mesure de la performance obtenir un quasi consensus. « Dans le public, il s’agit de mesurer la réalisation des missions sans oublier les conséquences sur la QVT des agents. » Le quasi consensus sur le rapprochement des régimes du privé et du public le réjouit également. « Quelle que soit la situation des travailleurs il doit y avoir des droits fondamentaux comme la formation professionnelle, la couverture d’assurance maladie, les droits et les libertés fondamentaux. A ce socle commun, on peut rajouter un corpus juridique adapté à chaque situation qui sera définie par la négociation collective et le droit du travail. »

Il n’est pas étonné par le consensus rencontré sur les responsabilités de l'État en matière d’activité économique. Que ce soit pour sauvegarder des intérêts stratégiques (42 %) ou pour protéger l’emploi (36 %), l’intervention des pouvoirs publics est plébiscitée par les sondés. « Toutes les politiques de l’emploi depuis 40 ans ont habitué les citoyens à voir l'État protéger l’emploi. Le droit du travail a évolué vers le droit de l’emploi. Même si l’on est revenu à une expression traditionnelle depuis quelques années, l’emploi reste le thème fétiche de tous les gouvernements et l’obligation de favoriser l’emploi est inscrite dans la constitution », commente Paul-Henri Antonmattei. 

Dirk Baugard (Professeur Paris 8)
Dirk Baugard - © D.R. Dirk Baugard s’interroge sur ce consensus concernant la mesure de la performance ainsi que le rapprochement privé-public. « Les conséquences d’un rapprochement de la gestion du personnel entre secteur public et privé sont d’une telle complexité que je me demande si les répondants maîtrisent bien la question. 

Par ailleurs, les travailleurs de la fonction publique ont-ils une idée précise du droit du travail dans le secteur privé (même à travers les expériences de leurs proches), et inversement ?

Dès lors, les réponses sont-elles significatives ?

Les économistes

Florent Noël (Professeur Paris I)
Florent Noël - © D.R. « Certes, la création de biens et services constitue la première des missions prioritaires d’une entreprise pour les personnes interrogées, admet Florent Noël. Mais avec les scores récoltés par l’emploi et l’employabilité des salariés, la mission d’intérêt général et la création de richesse pour les actionnaires, aucune des parties prenantes de l’entreprise n’est oubliée. On est loin de la vision des modèles micro-économiques de base. Ça m’incite à croire que l’on peut imaginer des solutions pour faire de l’entreprise un bien commun et pas seulement cette propriété des actionnaires que présente la théorie classique de l'économie. »

Le rapprochement des régimes des salariés du public et du privé rassemble 96 % des répondants. Florent Noël y voit une demande de cohésion sociale. « C’est la preuve d’une aspiration à mettre tout le monde au même régime, à gommer les différences entre public et privé. Mais reste à savoir comment l’interpréter. Rapprochement des régimes du public vers le privé ou l’inverse ? » 

Les répondants considèrent-ils que les salariés du public sont privilégiés ? « Il me semble que la grande précarité d’une partie des salariés du public et le faible niveau des salaires sont mal connus », poursuit Florent Noël.

Le professeur de Paris 1 note au passage que le rapprochement des régimes du public vers ceux du privé pourrait inciter l'État et les collectivités locales à supprimer les statuts précaires des vacataires, engendrés par le statut très protecteur des fonctionnaires. Il s’interroge également sur le statut des métiers pour lesquels seule la puissance publique est employeur, comme les policiers, les juges, etc. « En tout état de cause, ce rapprochement pourrait coûter cher aux employeurs des fonctions publiques, car le statut de fonctionnaire permet d’attirer des candidats malgré des rémunérations moins attractives que dans le privé. Si les régimes des salariés se rapprochent, les salaires du public devront augmenter », soutient-il. Les 78 % de réponses soutenant l’intervention de l'État dans l’activité économique n'étonnent pas Florent Noël. « La France est un pays social-démocrate plus que social libéral. Il n’y a pas d’appétence pour des solutions faisant intervenir uniquement le marché pour assurer une régulation ou trouver une solution à des problèmes de société. »

Gilbert Cette (Professeur associé Université de la Méditerrannée Aix-Marseille)
Gilbert Cette Gilbert CetteGilbert Cette déplore de constater que seuls 26 % des répondants estiment que la mission prioritaire d’une entreprise est la création de produits et services. « C’est une minorité alors que la création de produits et services est effectivement la première mission de l’entreprise. Avec la création de richesses pour les actionnaires, ce sont les deux réponses les plus logiques à cette première question. Les autres réponses (bien-être, intérêt général, créer de l’emploi) prouvent que nous sommes un pays particulier.

Si Gilbert Cette se félicite de voir la majorité des répondants adhérer à l’idée de banaliser le statut des fonctionnaires (question 3), il réagit avec plus d'étonnement sur les résultats concernant l’intervention des pouvoirs publics. « 36 % des participants au sondage estiment que c’est le rôle de l'État de protéger l’emploi… Sans s’interroger sur la viabilité de l’activité. S’il ne s’agissait que de protéger l’emploi, nous aurions encore des mines et de l’industrie sidérurgique. Ce sont les personnes qu’il faut protéger, ce n’est pas la même chose ! », s’insurge-t-il. Il met en lumière l’absence de question sur la création et la disparition d’entreprise ou le rôle offensif que l'État peut jouer pour adapter les compétences des salariés aux besoins des entreprises. Le professeur associé d’Aix-Marseille aurait aimé une question sur l’accompagnement des personnes en cas de restructuration. 

Les résultats détaillés de l’enquête

Infographie

Selon vous, la mission d’une entreprise est de... ?

Source(s) : Grand débat Oasys - News Tank RH (04/2019)

Infographie

Selon vous, la mission d’une entreprise est de... ? (selon le statut du répondant)

La mission d'une entreprise selon le statut du répondant La mission d'une entreprise selon le statut du répondant Favoriser le bien être des salariés Favoriser le bien être des salariés Créer de la richesse pour ses actionnaires Créer de la richesse pour ses actionnaires Assurer une mission d’intérêt général Assurer une mission d’intérêt général Développer l'employabilité des collaborateurs Développer l'employabilité des collaborateurs Créer et maintenir de l'emploi Créer et maintenir de l'emploi Proposer de nouveaux services/produits aux clients Proposer de nouveaux services/produits aux clients
Salariés 1 14 % 14.00000000 8 % 8.00000000 12 % 12.00000000 16 % 16.00000000 24 % 24.00000000 26 % 26.00000000
Chefs d'entreprise 2 12 % 12.00000000 21 % 21.00000000 7 % 7.00000000 13 % 13.00000000 20 % 20.00000000 27 % 27.00000000

Source(s) : Grand débat Oasys - News Tank RH (04/2019)

  • L’offre de produits et services au client fait l’unanimité, quel que soit le statut du répondant.
    • Pour les chefs d’entreprise, la responsabilité de l’emploi est presque placée au même niveau que la création de richesse pour les actionnaires.
    • Les salariés et les chefs d’entreprise s’accordent sur l’importance mineure de la mission d’intérêt général des entreprises.

Infographie

QUESTION 2 : Selon vous, faut-il mesurer la performance des organisations ?

Source(s) : Grand débat Oasys - News Tank RH (04/2019)

  • 9 répondants sur 10 acceptent et/ou souhaitent que la performance des organisations publiques soit mesurée comme celle des organisations privées.
    • Bien que globalement minoritaires, les répondants du secteur public sont un peu moins favorables que ceux du secteur privé à une mesure identique de la performance.

Précision : Dans l’enquête, les cadres sont sur-représentés au sein du secteur public, mais ne sont pas majoritaires.

Infographie

Comment voyez-vous l’évolution des régimes des salariés du secteur public et du secteur privé au cours des prochaines années (contrat de travail, rémunération, régime de retraite, avantages sociaux...) ?

Source(s) : Grand débat Oasys - News Tank RH (04/2019)

  • Les réponses montrent une trajectoire convergente tendant à un rapprochement des deux régimes.
    • Les répondants du secteur privé sont plus favorables que leurs homologues du public à ce que les deux régimes soient rendus identiques : 36 % contre 28 %.
    • Les cadres dirigeants du secteur public sont plus enclins à rapprocher les deux régimes (81 %) qu’à les rendre identiques (19 %).

Infographie

QUESTION 4 : Les cahiers des charges des appels d’offres publics ou privés devraient-ils contenir obligatoirement ... ?

Source(s) : Grand débat Oasys - News Tank RH (04/2019)

  • Près de la moitié des répondants considère que les cahiers des charges des appels d’offres publics et privés devraient obligatoirement contenir une clause environnementale et/ou sociétale.
  • 36 % sont favorables à l’instauration d’une clause de préférence, qu’elle soit européenne ou nationale.

Infographie

QUESTION 5 : Selon vous, les pouvoirs publics français devraient-ils intervenir plus fortement pour maintenir ou protéger des pans d'activité, notamment la production

QUESTION 5 : Selon vous, les pouvoirs publics français devraient-ils intervenir plus fortement pour QUESTION 5 : Selon vous, les pouvoirs publics français devraient-ils intervenir plus fortement pour Résultat Résultat
Non, c'est la libre concurrence qui régule le mieux l'activité et l'emploi 1
8 %
8.00000000
Non, l'État doit se concentrer sur ses fonctions publiques régaliennes 2
14 %
14.00000000
Oui, c'est le rôle de l'État d'intervenir pour protéger l'emploi 3
36 %
36.00000000
Oui, uniquement lorsque les intérêts stratégiques de l'État sont en jeu 4
42 %
42.00000000

Source(s) : Grand débat Oasys - News Tank RH (04/2019)

  • Le traditionnel interventionnisme étatique n’est pas remis en cause :
    • Près de 8 répondants sur 10 souhaitent que l’État continue d’intervenir pour protéger ses intérêts stratégiques (42 %) et pour protéger l’emploi (36 %).

Méthodologie

Méthodologie

• Enquête en ligne menée du 11 au 22/03/2019

• 31 questions fermées et 1 question ouverte.

• 1 335 répondants dont : 
- salariés 59 % (dont collaborateurs 43 %, managers 29 %, cadres dirigeants 24 %, représentants du personnel 4 %)
- chefs d’entreprise 21 %
- Indépendants 13 %
- En transition professionnelle 7 %


Contrôle des réponses à l’aide de la méthode des quotas (indice de confiance de 98 % pour l’ensemble des questions)

OasYs Consultants
Fiche n° 5933, créée le 13/10/17 à 04:33 - MàJ le 13/10/17 à 16:51

OasYs Consultants



OasYs Consultants
10 rue Cambacérès
75008 Paris - FRANCE
vCard meCard .vcf VCARD

Fin
loader mask
1