Preuve : l’adresse IP collectée et traitée sans le consentement du salarié est une preuve illicite

News Tank RH - Paris - Jurisprudence n°396876 - Publié le
Statue de la jurisprudence à Chambéry -

La preuve découlant d’une adresse IP, collectée et traitée pour une procédure disciplinaire sans le consentement du salarié, est illicite, juge la Cour de cassation dans un arrêt du 09/04/2025.

• Un salarié est embauché le 08/07/2004, en qualité de chef d’agence. Il est licencié pour faute grave, le 16/12/2019. Il saisit le CPH afin de contester son licenciement.

• La Cour d’appel rejette sa demande. Elle constate que l’employeur démontre la faute grave du salarié grâce à son adresse IP. Cette adresse IP correspond à une adresse de réseau local. Elle n’identifie pas une personne physique mais un ordinateur. L’employeur n’avait donc pas à réaliser de déclaration à la CNIL. Sa preuve est licite. La Cour juge que la faute grave du salarié est démontrée.

• La Cour de cassation censure l’arrêt…

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